Prémices
le 16 septembre
Le voyage a été dur. C'était trop long ... et trop haut. Voler ne nous va pas très bien, l'air n'est pas notre élément. La terre a une facheuse tendense à vouloir nous rattrapper, nous faire tomber.
L'avion à frémit. Ce monstre d'acier. Et l'espace d'une minute, la tension est montée chez les passagers. Comme si le frisson était le même dans chacun des corps, qui ont fini par ne faire plus qu'un. Un seul homme face à une même peur. Celle du vide et de la chute. Cette vision à gravi chaque vertèbres, une à une pour remonter dans la gorge. Des cris ont fini par jaillir de toutes ces bouches crispées, à l'unisson. je crois que j'ai eu l'impression de mourir. Elsa n'a pas bronché, elle qui deux heure plus tôt se sentait angoissée dans cette carlingue. Je ne comprends pas comment elle a pu tellement moi je me suis agripper à mon siège. enfin c'était assez terrible. Tout ça n'a du durer qu'une seule minute. Quelque part au dessus du kirghistan ...
Et puis, c'est la dernière ligne droite à bord d'air calin. Voilà un nom de compagnie, qu'il est bien. Après une bonne trentaine d'heure de voyage, on se retrouve, on discute, la perspective de l'arrivée réjouit tout le monde. Tant et si bien qu'on devient familier avec le personnel, avec nos voisins de siège. Le miens s'est d'ailleurs mis un claque au vin rouge. c'est bien simple il a picolé tout au long du trajet, a valeur de 6 à 8 petites bouteilles de pinard. Il était "fin cuit" le mec. enfin, c'est dans cet engouement pour la terre kanak que réside le principal problème éthnique de la nouvelle calédonie.
il y a les kanaks, propriétaires des lieux, de la terre, du moins symboliquement. Des propriétaires déchus, ou déçus et qui tente de réaffirmer leur place.
il y a les caldoches, qui ont investi les lieux pendant la colonisation et qui vivent là depuis plusieures générations. Il se sont imposés il est vrai mais ils ont fait de se bout de terre leur chez eux, ils y ont plongés leurs racines et s'y retrouvent énormément attachés affectivement.
Et puis il y a les "Métros", jeunes français qui viennent gouter ici au plaisir des tropiques, de l'exotisme, du soleil et de l'argent.
Chacun revendique une raison d'être, une identité. mais ça ne passe pas toujours, malheureusement.