Poindimié

Publié le par elsamat

le 29 septembre

Voilà plus d'une semaine et demi que nous avons fait escale à Poindimié. Il a plu les 3/4 du temps. Mais attention, pas une pluie de mickey, une pluie tropicale, dense et lourde parfois chaude. Une pluie puissante et capricieuse. Notre petite tente montée au fond du jardin n'a pas su lui résister.
La végétation de se côté ci de l'île est parfaitement différente à ce qu'on a pu voir du côté de bourail sur la côte ouest. On est passé d'un climat très sec avec une végétation clersemée, des petits arbres par ci par là, des grandes plaines, à une forêt très riche et très luxuriante. D'une splendeur étonnante. Ses arbres sont grandioses et d'un vert profond. Certaines fougères monte à 20m de haut, on y trouve des banians, arbres dont les branches se confondent en racines et renaissent indéfiniment, des inlassables cocoteraies, les palmier royaux, manguiers, papayers et j'en passe. Les fleurs sont partout, plus colorées les unes que les autres. Les haies dans les jardins sont faites d'hibiscus et de bougainvilliés de 3m de haut. c'est incroyable.
la nature rayonne vraiment et elle tient une place importante dans la vie des gens d'ici. Si leurs habitations, souvent simplistes laisse exprimer une certaine misère matérielle, leurs jardin sont impeccables et d'une grande beauté. ils rythment la vie en brousse, les kanaks y portent une très grande attention.

Nous avons tout de même eu le temps de profiter du soleil. "Coup de plage", "coup de pêche", et un peu de plongée à 5-6m. c'était magnifique! on a croisé le chemin d'une raie de 3m d'envergure, d'une tortue marine, on a assister aussi à l'apéro de petit requin pour finir sur une petite balade au dessus du récif coralien avec des némos partout, des poissons perroquets, poissons volants, et tout le reste quoi. on y serait resté des heures.

Pour ce qui est de l'adaptation à la terre calédonienne, à l'autre, à tout ce qui nous est étranger, on avance à pas de fourmi. Pour ma part, je crois que j'ai le mal de terre. j'ai peur de me confronter puisque je ne sais pas comment être pour ne pas mal faire. Pas très commode pour un apprenti ethnologue. On ressent des tensions palpables entre noirs et blancs. C'est surement aussi du à ce qu'on nous en dit. Pourtant la vie semble se dérouler dans une sympathique promiscuité. on dit bonjour a toute les personnes qu'on croise, on a la main en l'air constamment, on se salut on se croise mais on ne se mélange pas. Il existe un fossé invisible entre kanak et métropolitain, dû certainement à une rancoeur, mais aussi à des modes de vie foncièrement différents.
alors on se laisse du temps, pour voir.

nous partons demain matin pour nouméa. Il nous faut commencer notre stage. Et puis la ville nous permettra  de marquer une transition plus en douceur.  Je dois rencontrer Emmanuel Tjibaou, directeur du secteur recherche et patrimoine de l'ADCK. Elsa s'oriente plutôt sur la pépinière de la tontouta.
Sur le pont à 4h30 pour 6h de trajet en bus.

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